DUNKERQUE : ma ville, mon cauchemar

 tempete

J'y suis née, j'en suis partis, j'y suis revenu et j'en peux plus !

 

 

Encore un temps gris sous la pluie et le vent ( même si je précise que j'apprécie plutôt le temps gris sous la pluie et le vent, mais il faut avouer que j'en ai une overdose ). Bon, cela fait un moment, un long moment, que je me dis qu'il faut que je couche mes maux et vagues à l'âmes sur papier. Car j'en ai une cargaison !

Naufragé un matin de janvier dans cette ville portuaire, depuis je porte son nom sur toutes les mers que je traverse, et alors que je m'en échappe dès que j’atteins la crêtes de la houle, son nom me hante dès que suis dans le creux de celle-ci. Vous l'aurez compris, c'est une histoire difficile entre Dunkerque et moi, une sorte de « je t'aime moi non plus ». A force de voir passer les navires en son sein, je m'étais mis à rêver de partir parcourir le monde à travers le océans. Puis une fois partis, peut être top tôt, la présence rassurante de son phare m'a manqué et, guidé par sa lumière j'y suis revenu. Mais là où le bat blesse, c'est que je n'étais plus le même à mon retour.

C'est typiquement un problème des gens du Nord, ils sont fiers et s'identifient aux valeurs et à l'image de leur ville, leur région. C'est un récit critique, aussi bien sur ce qui m'entoure que sur moi même ( on m'a dit que cela me ferait du bien d'écrire, c'est une bonne thérapie à ce que l'on dit ), alors si vous avez le mal des autres et que Dunkerque est pour vous une bonne blague, embarquez contre vents et marées, sinon restez à quai et allez faire un tour place Jean Bart1 histoire de voir de quoi on parle !

1Jean Bart, figure emblématique de la ville, corsaire sous Louis XIV, qui a sauvé la France de la famine en gagnant la bataille du Texel, a sa statue au milieu de la place. Pour l’anecdote, les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale ne l'ont pas dynamité car il avait son sabre levé vers l'Angleterre. Ce qui rend Jean Bart encore plus légendaire.