Attention, dernière partie que je poste. Vous pourrez suivre la suite des aventures de Vic, Rolf et des autres personnages, lors de la sortie du roman "Big Bang à Dunkerque" prochainement. En attendant, voici la suite de la rencontre entre Vic et le Maire Homart, sans oublier le local de l'étapre, Rolf !!




Quand la porte s'ouvrit, un frémissement parcouru Monsieur le maire. Assis dans son siège Louis XV, derrière son luxueux bureau, il regarda avec délectation sa secrétaire, enveloppe à la main.

« Monsieur, Messieurs Gratis et Krédy sont arrivés. Voici pour vous cette enveloppe de la part de Monsieur Gratis. », lui annonça t-elle.

« Merci Nadine. Faites les entrés, et servez nous notre or économique ! », répondit avec un large sourire celui qui allait devenir la prochaine personne à rencontrer Vic. A sa plus grande mésaventure.

« Monsieur Homart vous attend », signala la belle Nadine, aux yeux de Rolf .

Alors qu'ils entrèrent dans le fastueux bureau, Vic ne pu s'empêcher de remarquer le mauvais goûts affichés par cet homme important...et imposant ! Des photos géantes de gens masqués et peinturlurés, affichant des mines, à la fois heureuses et mystérieuses, mais soutenant un regard, à la fois vide et profond. « C'est de l'art, ouais, mais de loin ! », se dit-il. « Le mec arrive quand même à rentrer dans un fauteuil aussi petit ? C'est un sacré homard ! »,ironise t-il dans sa moustache naissante.

« Que c'est beau ! Tous ces masques, réunis dans un même sens de la fête ! Vive le carnaval ! », pense fièrement Rolf, sourire béa devant ce spectacle joyeux.

« Soyez les bienvenus ! », lança d'un verbe haut le maire Homart.

« Merci beaucoup, c'est un honneur Monsieur le Maire ! », répondit respectueusement Rolf.

« C'est pas à vous que je parle, je m'adresse à Monsieur Krédy », dit sèchement Monsieur Homard. « Vous, je vous connais, grâce, ou à cause de votre père, c'est selon. Bref, Monsieur Krédy, un Américain, ici, dans ma ville. Vous allez voir, nous sommes très rock and roll ! »

« J'ai déjà pu me faire une certaine opinion de l'ambiance..., d'ailleurs, on m'avait prévenu que l'air été vivifiant sur votre côte, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est polluant », lança Vic en réponse. Première brindille. « Droit dans ta tronche,je la dédicace pour Rolf », pensa t-il.

De son coté, Rolf failli d'étouffer en ravalant sa salive. « Mais il est fou ?! On va se faire massacrer ! »

Le Maire jeta un regard noir à son hôte. « Je vois que l'humour est votre fort. Moi aussi j'aime les passages comiques, mais surtout tragique. Car, j'ai eu la chance de vous connaître avant votre venue, à l'aide d'un joli rapport. Je sais effectivement que votre présence n'est pas dû au hasard. Mais je peux vous tolérez. Avec ce que j'ai sur vous, j'en ai assez pour vous faire dire ce que je veux. Ne soyez pas inquiet, ne faite pas de vague, et tout se passera bien. Faites vos recherches et prélèvements nécessaires, et validez moi ce projet. ». Le tout, annoncé avec une décontraction innocente, surtout devant un homme tel que Vic.

Tout en étant stupéfait du discours que lui tiens le Maire, Vic ne se dégonfla pas. « Sachez bien une chose, c'est que si je suis ici, ce n'est pas de gré. C'est en quelque sorte un service rendu à un vieil ami. Alors de deux choses l'une. Premièrement, mon début de séjour me gonfle d'une force incroyable, ce qui me rend de mauvaise humeur, donc on va pas être copain. Deuxièmement, j'ai pas l'habitude de me faire dicter mon comportement et ce que je dois dire, donc vos pseudos ordres, vous pouvez vous les carrés où je pense. ». D'un air pas commode, Vic laissa donc de côté les bonnes manières.

De son côté, Rolf fit l'homme arc en ciel : il passa par toutes les couleurs ! « Je suis mort ! », pleura -il intérieurement. D'ailleurs, plus le temps passe, plus il devient petit dans cette pièce, et plus il se déplace vers la sortie, en catimini, en espérant réchapper de ce bain de sang verbal.

« Où allez vous Monsieur Gratis ?! », interrogea vigoureusement l'homme puissant de la ville. « Nous n'en avons pas encore fini, et en tant que responsable du séjour de Monsieur Krédy, vous êtes garant de ces faits et gestes. »

« Euh...quoi ?! Mais non, …, non, je ne peux pas, je ... », bégaya Rolf.

« Il suffit ! Vous faites ce que l'on vous ordonne de faire, point ». Le maire se retourna vers Vic et lui dit : « Je sors le dossier, ou nous sommes sur la même longueur d'ondes ? »

Tel la lave d'un volcan prêt à entrer en éruption, Vic essaya de se contrôler, mais chassez le naturel et il revient au galop ! « Et si je prends votre tête et que je lui fais faire connaissance avec le bureau devant vous, on se met sur la même fréquence ? Je suis indépendant et Rolf n'est et ne sera jamais responsable de moi. Alors si vous voulez sortir votre putain de dossier, sortez le, mais ne vous attendez pas à me voir pleurer. Et surtout, prenez conscience que ma main n'est pas loin de votre tronche »

Rolf tomba lourdement dans les vapes. En s'affalant sur le sol, se main heurta l'encrier se trouvant sur le bureau, et l'envoya se déverser sur le signataires du Maire. Au même moment, sa tête embrassa le pied du bureau, ce qui lui vaudra, à réveil, une belle blessure de guerre.

« Mais quel empaffé ! », s'écria la Maire, qui vit alors toute son encre noyé ses courriers officiels.

« Rolf ... », dit, tout en levant les yeux au ciel, Vic. « Mais maintenant que ses oreilles innocentes sont en mode silence, profitons-en pour régler ce différend. »

C'est le moment que Naine choisie pour amener l'or économique cher au Maire Homart : les bananes ! « Monsieur, voici les bananes », dit-elle en ouvrant la porte.

« Plus maintenant, sortez s'il vous plaît », lui lança celui qui a la banane depuis que le vent tourne en sa faveur.

Puis, il continua : « Bien, comme vous voudrez. J'ai eu, par des personnes très influentes, des informations vous concernant. Si je vous parle du Capitaine Johnson, cela vous dit-il quelque chose ? », interrogea le Maire, d'un air sûr de lui.

Les poings de Vic se resserrèrent à l'annonce du nom de son ancien Capitaine. « Vous n'oserez pas allé jusque là quand même ? »

« Tout dépends de vous », ricana Homart. « Mais afin d'être certain que vous n'allez pas être désagréable durant votre séjour, permettez moi de vérifier que mes informations sont bonnes. Cela s'est donc bien passé le 15 octobre 2003, dans la ville de Bagdad ? »

Le visage de Vic se crispa, les images de ce jour lui défilèrent devant ses yeux, « Oui, c'est bien cela... », lui répondit-il, la gorge serrée...