Je croyais en avoir finis avec tout ça, mais je me rends compte que cela continu encore à me rendre furieux. De quoi s’agit-il ? D’une promo qui tourne au drame, au pugilat ! Allez, laissez-moi vous expliquer comment des abrutis restent…des abrutis !

Promo

Bon, nous y sommes, à coup de communiqués de presse, je fais la promo de mon bouquin, version papier et numérique. Les communiqués sont envoyés aux (pseudos) journalistes, l’office de tourisme (une blague), la mairie (même plusieurs), à la librairie la plus connue de la ville (celle qui va fermer, comme ça il n’y en aura plus). Résultat ? Que dalle ! Alors quoi, ce que j’ai écrit, c’est aussi nul à chier que ça ??? Mon niveau littéraire est peut être poche du néant, et puis mon sujet (dunkerque) totalement dépassé ?

Je me suis presque laissé convaincre de cela. Et puis c’est arrivé dans ma tronche comme une porte automatique qui se referme sur vous. En fait, ce n’est pas que je suis mauvais, c’est que je suis en plein dans la vérité. Mon style et mes propos dérangent, dites donc, je serai devenu personna non grata ?

Citoyen d’honneur et citoyen d’horreur

Je me suis bien marré en y pensant, mais je suis un peu le contraire de Florence Cassez ! Putain, échangeons les rôles. Imaginez :

Florence Cassez : elle n’a jamais vécue à dunkerque (on se demande si elle sait que ça existe), elle s’est prise des années de club vacances gratos au Mexique, puis elle revient et le gros type enraciné à la mairie lui propose une maison, un boulot, un statut de citoyenne d’honneur de la ville. Et avec une campagne publicitaire de haute volée : affiches, interviews,…

Moi : je suis né et j’ai vécu pendant des années à dunkerque. J’ai subi des années de goulag dans les quartiers dunkerquois, et quand j’ai demandé un boulot à la Communauté Urbaine, on m’a refusé pour embaucher des pistonnés. Pire, on me censure pour éviter que la vérité se sache.

Alors si je comprends bien, un enfant de Jean Bart, il doit être un bon toutou, fermer sa tronche et il aura le droit de se bourrer la gueule pendant trois mois au carnaval. Dans le cas contraire, l’exil est la seule (et bonne) solution, mais surtout ne pas revenir sous peine d’être poursuivis.

Tandis que si tu n’es jamais venus à dunkerque, et que tu possède un gros poids médiatique, alors on t’ouvre les bras, et on fabrique un emploi pour toi.

Thèse – antithèse

Dernière chose, j’ai pu remarquer qu’un livre parlant de dunkerque, en positif, avait pu être affiché. Journaux, librairie. A choisir : histoire du carnaval, bande dessiné du carnaval ou histoire policière des années 1800. C’est donc la thèse : dunkerque, c’est beau, c’est généreux, c’est chaleureux.

Un livre qui dénonce les risques environnementaux, la situation économique ou bien qui présente la vie comme elle est, sans détour et avec franchise, il arrive où ? Chez les journaux, à la poubelle. Ils sont payés pour dire du bien et baigner les lecteurs dans l’ignorance. Chez les libraires ? On ne va pas se mouiller avec ce genre de livre, ils n’auraient plus d’avantages offert par la ville. A l’office de tourisme ? On vient de me préciser que malgré ce que l’on peut penser, ils servent à quelque chose. Ah, c’est pour cela que dunkerque est la pire destination touristique. Chez les mairies ? Il faudrait d’abord que les employés sachent ouvrir l’ordinateur pour récupérer les emails ! Donc c’est l’antithèse : dunkerque c’est moche, c’est corrompu et c’est glacial.

Vous l’aurez compris, l’antithèse c’est comme un suppositoire, ils n’ont pas envies de se le prendre dans le cul, ils préfèrent la thèse, celle qui consiste à maintenir sous contrôle la population en déversant un coulis de conneries acceptables.

Aïe caramba !

Vous verrez, dans peu de temps, toutes les mayonnaises auront disparus, avec interdiction formelle d’en consommer. A la place, vous aurez la chance d’avoir du guacamole pour tremper vos frites grasses et vos fricadelles au cheval !

 Pour me lire : http://www.is-ebooks.com/produit/27/9782368452493/La%20mayonnaise%20a%20pris%20!