Et Dieu dit : LOL ! Et il apparut : Rolf…la création d'un mythe.

Cela pourrait être le titre d’un série Z des années 1980, mais non, c’est bien un acte véritable. Confirmé par le Vatican, au lever du soleil, après une nuit bien arrosée… (Qui arrose qui ?).

Retrouvez bientôt notre reporter bouche trou, Rolf Gratis, infiltré au saint, euh je veux dire sein, de la Chapelle Sixtine, pour un huit clos insupportable de tensions et de débauche religieuse.

Et si toute cette histoire débouchée sur un fake mondiale ? Si le nouveau pape était élu sur un mensonge ? Que deviendrait-il ? Et tous les fidèles, quelles réactions auraient-ils ?

C’est tout l’enjeu de ce reportage : enquêter sans devenir l’élu. A moins que l’histoire est déjà écrite, et que Rolf est l’élu ?

La fumée noire, Rolf dans l’ombre…

fumée noire

 

A l’origine, Rolf ne devait être à Rome que pour profiter du charme de l’Italie. Un ami lui avait donné son billet de voyage, car il ne pouvait plus s’y rendre. Et comme c’était des billets non remboursables, autant en faire profiter quelqu’un. Quoi de mieux que son pote le plus envahissant ? Une semaine sans ses blagues lourdes, sa présence quasi quotidienne. Le paradis !

Bref, ce bon Rolf, tout en sautant de joie pris l’avion direction Rome. Allez savoir, hasard ou pas, c’était le jour avant le début du conclave pour l’élection du nouveau Pape.

En visite près su Saint Siège, il en avait profité pour faire des emplettes dans les magasins de souvenirs. En pensant à son prochain déguisement au carnaval, il acheta un costume de cardinal. Mais n’est pas Rolf Gratis qui veut ! Alors que la plupart des personnes auraient mis ce costume dans un sac, lui il le mit directement. Ainsi, il pensait se fondre dans la foule, tout content de son costume. Mais voilà ! Un cardinal qui se ballade de boutique en boutique en ce moment, cela se remarque. C’est pourquoi des commerçants appelèrent pour signaler ce cardinal, plus préoccupé par ses achats que par l’élection du nouveau chef de l’Eglise. Dans cette période sensible, il fut embarqué par les services du Vatican et conduit parmi ses semblables…vestimentaires ! Mais il en faut plus pour déstabiliser notre cher Rolf. Se laissant porter dans cette aventure, il crut que cela faisait partit du voyage. Une sorte de voyage à thème !

Le voilà donc en compagnie des autres cardinaux, siégeant à la Chapelle Sixtine. C’est le moment du premier tour, afin de constater quels sont les candidats qui se démarquent. Et là, contre toute attente, lors du dépouillage de l’urne sacrée, un nom, un seul, parvient à mettre l’assistance dans un état de choc. Un bulletin sur lequel était noté : Rolf Gratis.

En fait, il avait noté sur le bulletin son nom et prénom, croyant à une sorte d’appel des présents. Pour que la personne en charge de ramasser les bulletins puisse cocher les noms des présents et absents. Comme à l’école.

A l’issue de ce premier tour, une fumée noire sortit de la cheminée. Un premier tour qui réserva des surprises, mais à l’extérieur, le monde regarde vers Rome en pensant que tout va bien à l’intérieur.

Mais il se trame quelque chose…

 

La fumée blanche, Rolf au balcon…ou pas !

fumée blanche

 

Le vote vient de se terminer, les cardinaux ont fait le boulot. Et pour dépouiller ce dernier vote à bulletin secret, ils ont fait appel à l’empereur des dépouillements : Denis Brogniart.

Dans un suspense insoutenable, les bulletins s’enchainèrent, les noms des postulants aussi. Deux noms se détachaient : François 1er le mégalo et Rolf 1.1 le gueux. Alors que le destin voulut désigner Rolf, obtenant une majorité écrasante, ce dernier dû remplir un ultime obstacle à son élection : parler Italien.

Non content d’être choisit, Rolf était comme un enfant au milieu de ces gens de foi, insouciant. Lorsqu’on lui posa la question « acceptez vous cette mission ? », son devoir lui impliquait de répondre par « oui ». Mais ne parlant pas l’Italien, il ne comprit pas la question. Pour lui, on lui demandait ce qu’il voulait en guise de repas, la suite logique après tant d’heures sans manger. Alors il répondit, de son plus bel aplomb : « Spaghettis buitoni ! ». Et là, ce fut le drame…

Pris d’une fureur, les cardinaux n’apprécièrent pas la blague. Pire, ils décidèrent de déroger au protocole et de choisir le second nom !

C’est ainsi que François 1er fut élu Pape. Et que Rolf dut finir les hosties périmés de la dernière élection papale…