La mayonnaise a prise

12 mars 2013

Da Gratis Code

Et Dieu dit : LOL ! Et il apparut : Rolf…la création d'un mythe.

Cela pourrait être le titre d’un série Z des années 1980, mais non, c’est bien un acte véritable. Confirmé par le Vatican, au lever du soleil, après une nuit bien arrosée… (Qui arrose qui ?).

Retrouvez bientôt notre reporter bouche trou, Rolf Gratis, infiltré au saint, euh je veux dire sein, de la Chapelle Sixtine, pour un huit clos insupportable de tensions et de débauche religieuse.

Et si toute cette histoire débouchée sur un fake mondiale ? Si le nouveau pape était élu sur un mensonge ? Que deviendrait-il ? Et tous les fidèles, quelles réactions auraient-ils ?

C’est tout l’enjeu de ce reportage : enquêter sans devenir l’élu. A moins que l’histoire est déjà écrite, et que Rolf est l’élu ?

La fumée noire, Rolf dans l’ombre…

fumée noire

 

A l’origine, Rolf ne devait être à Rome que pour profiter du charme de l’Italie. Un ami lui avait donné son billet de voyage, car il ne pouvait plus s’y rendre. Et comme c’était des billets non remboursables, autant en faire profiter quelqu’un. Quoi de mieux que son pote le plus envahissant ? Une semaine sans ses blagues lourdes, sa présence quasi quotidienne. Le paradis !

Bref, ce bon Rolf, tout en sautant de joie pris l’avion direction Rome. Allez savoir, hasard ou pas, c’était le jour avant le début du conclave pour l’élection du nouveau Pape.

En visite près su Saint Siège, il en avait profité pour faire des emplettes dans les magasins de souvenirs. En pensant à son prochain déguisement au carnaval, il acheta un costume de cardinal. Mais n’est pas Rolf Gratis qui veut ! Alors que la plupart des personnes auraient mis ce costume dans un sac, lui il le mit directement. Ainsi, il pensait se fondre dans la foule, tout content de son costume. Mais voilà ! Un cardinal qui se ballade de boutique en boutique en ce moment, cela se remarque. C’est pourquoi des commerçants appelèrent pour signaler ce cardinal, plus préoccupé par ses achats que par l’élection du nouveau chef de l’Eglise. Dans cette période sensible, il fut embarqué par les services du Vatican et conduit parmi ses semblables…vestimentaires ! Mais il en faut plus pour déstabiliser notre cher Rolf. Se laissant porter dans cette aventure, il crut que cela faisait partit du voyage. Une sorte de voyage à thème !

Le voilà donc en compagnie des autres cardinaux, siégeant à la Chapelle Sixtine. C’est le moment du premier tour, afin de constater quels sont les candidats qui se démarquent. Et là, contre toute attente, lors du dépouillage de l’urne sacrée, un nom, un seul, parvient à mettre l’assistance dans un état de choc. Un bulletin sur lequel était noté : Rolf Gratis.

En fait, il avait noté sur le bulletin son nom et prénom, croyant à une sorte d’appel des présents. Pour que la personne en charge de ramasser les bulletins puisse cocher les noms des présents et absents. Comme à l’école.

A l’issue de ce premier tour, une fumée noire sortit de la cheminée. Un premier tour qui réserva des surprises, mais à l’extérieur, le monde regarde vers Rome en pensant que tout va bien à l’intérieur.

Mais il se trame quelque chose…

 

La fumée blanche, Rolf au balcon…ou pas !

fumée blanche

 

Le vote vient de se terminer, les cardinaux ont fait le boulot. Et pour dépouiller ce dernier vote à bulletin secret, ils ont fait appel à l’empereur des dépouillements : Denis Brogniart.

Dans un suspense insoutenable, les bulletins s’enchainèrent, les noms des postulants aussi. Deux noms se détachaient : François 1er le mégalo et Rolf 1.1 le gueux. Alors que le destin voulut désigner Rolf, obtenant une majorité écrasante, ce dernier dû remplir un ultime obstacle à son élection : parler Italien.

Non content d’être choisit, Rolf était comme un enfant au milieu de ces gens de foi, insouciant. Lorsqu’on lui posa la question « acceptez vous cette mission ? », son devoir lui impliquait de répondre par « oui ». Mais ne parlant pas l’Italien, il ne comprit pas la question. Pour lui, on lui demandait ce qu’il voulait en guise de repas, la suite logique après tant d’heures sans manger. Alors il répondit, de son plus bel aplomb : « Spaghettis buitoni ! ». Et là, ce fut le drame…

Pris d’une fureur, les cardinaux n’apprécièrent pas la blague. Pire, ils décidèrent de déroger au protocole et de choisir le second nom !

C’est ainsi que François 1er fut élu Pape. Et que Rolf dut finir les hosties périmés de la dernière élection papale…


22 février 2013

Recherché, mort ou décédé !

 

Je croyais en avoir finis avec tout ça, mais je me rends compte que cela continu encore à me rendre furieux. De quoi s’agit-il ? D’une promo qui tourne au drame, au pugilat ! Allez, laissez-moi vous expliquer comment des abrutis restent…des abrutis !

Promo

Bon, nous y sommes, à coup de communiqués de presse, je fais la promo de mon bouquin, version papier et numérique. Les communiqués sont envoyés aux (pseudos) journalistes, l’office de tourisme (une blague), la mairie (même plusieurs), à la librairie la plus connue de la ville (celle qui va fermer, comme ça il n’y en aura plus). Résultat ? Que dalle ! Alors quoi, ce que j’ai écrit, c’est aussi nul à chier que ça ??? Mon niveau littéraire est peut être poche du néant, et puis mon sujet (dunkerque) totalement dépassé ?

Je me suis presque laissé convaincre de cela. Et puis c’est arrivé dans ma tronche comme une porte automatique qui se referme sur vous. En fait, ce n’est pas que je suis mauvais, c’est que je suis en plein dans la vérité. Mon style et mes propos dérangent, dites donc, je serai devenu personna non grata ?

Citoyen d’honneur et citoyen d’horreur

Je me suis bien marré en y pensant, mais je suis un peu le contraire de Florence Cassez ! Putain, échangeons les rôles. Imaginez :

Florence Cassez : elle n’a jamais vécue à dunkerque (on se demande si elle sait que ça existe), elle s’est prise des années de club vacances gratos au Mexique, puis elle revient et le gros type enraciné à la mairie lui propose une maison, un boulot, un statut de citoyenne d’honneur de la ville. Et avec une campagne publicitaire de haute volée : affiches, interviews,…

Moi : je suis né et j’ai vécu pendant des années à dunkerque. J’ai subi des années de goulag dans les quartiers dunkerquois, et quand j’ai demandé un boulot à la Communauté Urbaine, on m’a refusé pour embaucher des pistonnés. Pire, on me censure pour éviter que la vérité se sache.

Alors si je comprends bien, un enfant de Jean Bart, il doit être un bon toutou, fermer sa tronche et il aura le droit de se bourrer la gueule pendant trois mois au carnaval. Dans le cas contraire, l’exil est la seule (et bonne) solution, mais surtout ne pas revenir sous peine d’être poursuivis.

Tandis que si tu n’es jamais venus à dunkerque, et que tu possède un gros poids médiatique, alors on t’ouvre les bras, et on fabrique un emploi pour toi.

Thèse – antithèse

Dernière chose, j’ai pu remarquer qu’un livre parlant de dunkerque, en positif, avait pu être affiché. Journaux, librairie. A choisir : histoire du carnaval, bande dessiné du carnaval ou histoire policière des années 1800. C’est donc la thèse : dunkerque, c’est beau, c’est généreux, c’est chaleureux.

Un livre qui dénonce les risques environnementaux, la situation économique ou bien qui présente la vie comme elle est, sans détour et avec franchise, il arrive où ? Chez les journaux, à la poubelle. Ils sont payés pour dire du bien et baigner les lecteurs dans l’ignorance. Chez les libraires ? On ne va pas se mouiller avec ce genre de livre, ils n’auraient plus d’avantages offert par la ville. A l’office de tourisme ? On vient de me préciser que malgré ce que l’on peut penser, ils servent à quelque chose. Ah, c’est pour cela que dunkerque est la pire destination touristique. Chez les mairies ? Il faudrait d’abord que les employés sachent ouvrir l’ordinateur pour récupérer les emails ! Donc c’est l’antithèse : dunkerque c’est moche, c’est corrompu et c’est glacial.

Vous l’aurez compris, l’antithèse c’est comme un suppositoire, ils n’ont pas envies de se le prendre dans le cul, ils préfèrent la thèse, celle qui consiste à maintenir sous contrôle la population en déversant un coulis de conneries acceptables.

Aïe caramba !

Vous verrez, dans peu de temps, toutes les mayonnaises auront disparus, avec interdiction formelle d’en consommer. A la place, vous aurez la chance d’avoir du guacamole pour tremper vos frites grasses et vos fricadelles au cheval !

 Pour me lire : http://www.is-ebooks.com/produit/27/9782368452493/La%20mayonnaise%20a%20pris%20!

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18 février 2013

Le sale quart d'heure de Vic Krédy

Suite des aventures de Vic Krédy et Rolf Gratis. 

 

Mardi 25/12, 6h00, domicile des Gratis

Alors que la famille au grand complet prenaient le petit déjeuner concocté par Marie, un bol de chicoré bien chaud, des tartines de pain de campagne au beurre et à la confiture de groseilles, ils se demandaient bien où Vic avait pu passer la soirée. Car, après la fuite des deux hommes Gratis, Vic s’était retrouvé seul au milieu d’une foule hostile. Même si Rolf n’était pas inquiet pour son ami, il se disait qu’il avait du s’amuser toute la nuit avec les gens du village. Sous son air de gros dur, se doit être un sacré déconneur ce Vic, se dit-il. Alors que Pierre portait à sa bouche son bol, quelqu’un vint frapper à la porte. Surement Vic, se dit Rolf. Tandis que Pierre, surpris, renversa son bol sur lui. Marie lui reprocha, encore, de n’être pas dégourdit. Rolf, va ouvrir, c’est certainement ton ami, dit-elle à son fils unique. Rolf y alla, de bon entrain, content de revoir son acolyte.

Mais tout en ouvrant la porte, il ne pu que rester bouche bée, sans dire un mot, il se poussa pour laisser entrer le visiteur. Marie et Pierre, s’arrêtèrent devant la vision de cet homme qui venait de rentrer.

- « Mais, mais, qu’est ce que… », bégaya enfin Rolf, après de longues minutes de silence.

- « Tu veux vraiment savoir ? », lui rétorqua Vic.

A vrai dire, il ne voulait pas savoir. Mais la curiosité de savoir comment et pourquoi Vic était dans cet état le poussa à lui répondre oui. Des vêtements en lambeaux, une chaussure sur deux. Le visage plein de boue et de sang séché. Un œil au beurre noir, et des écorchures au niveau des lèvres. A première vue, la nuit a due être sévère.

Un peu plus tôt…

- « Et les gars, où vous allez ? Me laissez pas tout seul avec ces furieux ! »

Mais trop tard, le père et le fils Gratis s’enfuirent devant cette horde de gens nerveux, plein de mauvaises attentions. Et laissèrent Vic se débrouiller avec eux, en mode solo.

Pris d’un état de doute, puis d’une peur envahissante et enfin d’un instinct de survie aiguisé, Vic commença par courir en direction opposée de cette marée humaine, composée de fous furieux, qui n’avaient guère appréciés le geste de Vic à leur encontre. C’est une coutume un peu particulière, qui consiste à littéralement caillasser les vilains, d’habitude avec des boules en mousses. Mais cette fois, certains petits malins avaient eu l’ingénieuse idée de remplacer ces doux projectiles en des armes de destructions massives : des cailloux. Bien évidemment, c’est Vic qui reçue la frappe terroriste. Et sa réponse fut celle de l’arroseur arrosé, en renvoyant à ces inconscients leurs biens. Encore fallait-il savoir qui étaient les lanceurs. Dans un mouvement de colère irréfléchie, Vic ne visa pas ses cibles, envoyant voler les cailloux au hasard du public. Ce qui eu pour conséquence de mettre le feu aux poudres. Les villageois ne faisaient pas non plus partis des êtres les plus évolués sur Terre, ils réagirent au quart de tour, et fondèrent sur ce pauvre Vic en ne formant qu’un.

Après une course poursuite qui fit gagner à notre proie du jour, ou plutôt du soir, quelques émeutiers en moins, l’issue allait se jouer dans un champs à la sortie de la ville. Les plus faibles et les moins motivés abandonnèrent l’idée de le poursuivre, mais les plus fous et les plus hargneux continuèrent leur chasse. Mieux, ils appelèrent des renforts afin de le bloquer. Alors que Vic courait depuis quelques minutes maintenant, trois voitures lui barrèrent la route, à hauteur d’un champ. Il s’arrêta et vit sortir de chaque véhicule des individus dont le visage avait été caché. A ce moment, notre ancien militaire savait très bien comment cela se terminerait. Il allait en prendre plein la figure. Ensuite, arriva ce qui restait de la meute de chasseurs. Encerclé, pris au piège, à l’image d’une bête traquée et prête à baisser pavillon, Vic essaya de parlementer. Dernière chance avant le déluge de coups, avant que le ciel ne se transforme en un ciel ensanglanté.

« Salut les gars, on peut discuter, non ? », dit-il, sans réelles convictions. Pas de réponses. Ou plutôt, un concert de silence. « Sérieusement, je suis désolé, je ne savais pas, je viens d’arriver, alors on peut oublier ! », dernière tentative pensa t-il. Mais toujours aucune avancée positive. Bien que, le silence sombre et pesant fut brisé, par le bruit d’une chaine en acier, puis de quelques battes de base-ball et enfin par « Petons lui la gueule à cet enfoiré ! ».

Dans un ensemble chorégraphié, les assaillants fondèrent sur cette unique cible, vivante mais pour combien de temps. Après avoir esquivé une batte de base-ball, Vic envoya un crochet au porteur de ce coup raté. Mais ce fut le seul touche au but du vaillant Vic. Derrière lui, un coup de pied lui frappa le dos. Un coup de poing vint lui embrassé le visage. Puis ce fut au tour de la chaine en acier de venir rencontrer les jambes de celui qui allait tomber face au sol, dans la terre humide et labourée du champ de bataille. Une valse de coups de pieds déferla sur le corps allongé. Avec une hargne aussi forte que bête, les courageux attaquants se défoulèrent sur Vic.

Dans son esprit, il était déjà loin. Il prenait les coups sans broncher, faire le mort et la meilleur des tactiques dans ces cas là. Il pensait soigneusement et méthodiquement à l’après. Quand il aura pu se relever, qu’il pourra identifier ces pauvres inconscients et que, un par un, il leur fera subir le double de ce qu’ils lui font endurer. Mais une lumière avança vers la scène de lynchage. Avec une autre qui tournait, et aussi une sirène. Celle de la gendarmerie, prévenue par des spectateurs inquiet de la situation. Il ne fallut pas longtemps pour que Vic ne soit plus le centre d’intérêt de ces voyous. Ils s’enfuirent aussi vite qu’ils ne soient arrivé. Malgré tout, certains purent être attrapés. Quand les gendarmes arrivèrent près de Vic, celui-ci gisait au sol. Il essaya néanmoins de se relever, un gendarme l’aidant. Le visage tuméfié, plein de terre et les vêtements déchirés. Il lui manquant même une chaussure.

- « Ca va aller Monsieur, on va vous prendre en charge, vous ne craignez plus rien », lui dit d’un air rassurant le gendarme. « Comment vous appelez-vous ? », lui demanda t-il.

- « Vic Krédy. Mais ça ira, je vais me débrouiller », lui répondit Vic.

- « Une ambulance arrive, vous allez vous faire soigner. Et si ca va comme vous dite, vous viendrez nous raconter ce qu’il s’est passé »

- « Juste un différend entre gens civilisés, rien de grave »

- « Bien sur ! Heureusement que tous les différends entre gens civilisés ne se déroulent pas comme celui-ci ! »

Après les premiers soins, Vic ne voulant pas aller à l’hôpital, il alla la gendarmerie et expliqua aux forces compétentes ce qui venait d’arriver. Il reconnu les personnes arrêtées, mais ne porta pas plainte contre eux. Un comportement incompris du gendarme, mais dans le doute il prévenu Vic que s’il arriverait quelque chose à ces gens, il serait le premier suspect. Ce à quoi Vic répondu « Bonne journée ».

En sortant de la gendarmerie, il respira à pleins poumons, puis expira. Il le fit trois fois, par grandes inspirations, puis par de longues expirations. Une méthode qui lui vint du yoga, activité qu’il pratiquait, afin de laisser retomber la pression. Et là, la pression était à un seuil haut, trop haut. Retrouver Rolf, et boire un café. C’est la priorité se dit-il. Puis par la suite, réfléchir comment faire rentrer dans la tête de chacun de ces pygmées le fait que rien n’est gratuit. Allez, le café pour le moment !

C’est donc comme cela que Vic se retrouve pour le petit déjeuner à la porte des Gratis.

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16 février 2013

La mayo chez IS Edition

Et voilà, vous pouvez retrouver "la mayonnaise a pris", en version papier et numérique chez la maison d'édition IS Edition :

http://www.is-ebooks.com/produit/27/9781471768040/La%20mayonnaise%20a%20pris%20!#.UR82miHGHzg.facebook

 

En bonus, voici la nouvelle couverture :

La_mayonnaise_a_pris-optimisee_large

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12 janvier 2013

Un service original !

Vous voulez avoir votre histoire ? Raconter votre histoire ? Ou réécrire les contes en étant le héro ? Ou offrir un cadeau unique à vos proches ? Allez visitez le site suivant :

http://labo21.wifeo.com/histoire-a-la-demande.php

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07 janvier 2013

La légende du panda

Quelque chose d'un peu différend de ce que j'écris d'habitude, mais je sais pas pourquoi, cette légende du panda m'est apparue très limpide à la première lecture, alors il fallait que vous en profitiez ! Voici ses deux légendes :

 

 

Voici la légende Chinoise :.

 

lc3a9gende-du-panda

.

 

Et voici la légende Tibétaine :

« Il y a bien longtemps, dans les hautes montagnes du Tibet et du Sichuan, vivaient les Pandas…
Mais ces derniers n’étaient pas exactement comme leurs descendants aujourd’hui.

Non, ils avaient la tête toute blanche. Ce territoire était aussi celui d’un royaume humain. Dans ce dernier, une très belle princesse vivait.

Fierté de son père et de son peuple, on disait d’elle que sa beauté était si grande qu’elle aurait tourner la tête à toute personne la croisant, homme ou femme.

Personne ne pouvait résister à son charme. Même la plus humble des soies sur elle, semblait tel un lourd et riche brocard; les plus humbles sandales qui ornaient ses pieds ne semblaient plus jamais toucher terre, comme s’ils étaient fait de nuages.

La merveilleuse princesse avait cependant une faiblesse, elle aimait se promener dans tout le royaume parcourant campagne et forêt, faisant trembler d’effroi son père le roi pour sa sécurité. Malgré cela, un jour, fuyant la lourde chaleur du soleil estival, elle s’aventura dans la forêt.

Un détour d’un sentier, elle entendit un bruit. Laissant sa curiosité l’emporter sur l’instinct qui lui parlait d’un grand danger, elle   s’avança   très silencieusement vers le son.

.

Et là, au coeur de la dense forêt de bambous, elle vit un petit panda, tout jeune et abandonné, face à un terrible tigre affamé. Tétanisé de peur, le petit ours – chat (« xiongmao » en chinois veut dire l’ours – chat et désigne le panda) ne pouvait s’enfuir.

N’écoutant que son bon cœur, la princesse se jeta sur le bébé panda et le sauva d’une mort certaine.

Retrouvant toute sa réactivité, le panda s’enfuit se mettre à l’abri. Mais l’intrépide princesse se retrouva devant le tigre sans réelle possibilité de s’échapper.

Le félin, trouvant une autre proie à la place de la première, ne se fit pas prier pour commencer son déjeuner.

Quand des jours plus tard, les gens de son royaume retrouvèrent ce qui restaient de la princesse, ils lui offrirent un bûcher pour un semblant de cérémonie funèbres.

Au bord de la forêt, le petit panda pleurait, pleurait la mort de la princesse.

Et lorsque le bûcher ne fut plus que cendres, les villageois partis, il s’approcha et pria pour celle qui lui avait sauvé la vie.

De douleur et de chagrin, il se frotta alors les yeux et les oreilles avec les cendres et demanda aux Dieux de lui permettre ainsi de porter le deuil de la princesse.

C’est ainsi que depuis, tous les pandas ont les oreilles et le tour des yeux noirs, en mémoire de celle qui se sacrifia pour sauver l’un d’entre eux…. »

 

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04 janvier 2013

Lancement su site

En complément du blog, voici le lien vers mon site : 

http://labo21.wifeo.com/

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23 décembre 2012

Les 48H magiques de Vic Krédy, par Rolf Gratis

Big Bang à Dunkerque : Vic et Rolf fêtent noël !

 

Toujours à l’affut des manifestations de sa cité, Rolf Gratis a prévu un noël en grand pour son ami Vic Krédy. Et ce dernier n’est pas prêt d’oublier ces deux jours, le 24 et le 25 décembre, que lui réserve Rolf. Un vrai programme de noël ! Allez, ne perdons pas de temps et commençons par l’apéritif :

Lundi 24/12, 5h45, Hôtel du Nord.

Alors que la nuit termine lentement sa partie de l’horloge, Vic est en plein rêve. Et le genre de rêve qui vous laisse un réveil des plus humides : perdu en pleine jungle amazonienne, après y avoir été envoyé pour déjouer les plans d’un odieux terroriste, le voici blessé à la jambe, sans moyen de communication. C’est alors qu’en entendant du bruit sous la luxuriante flore, il se retourne, arme au poing, et aperçoit ce qu’il croit être un mirage : des amazones, en tenue des plus simples ! Apportant du matériel médical, affichant des larges sourires, elles se rapprochaient de lui. Il n’eu pas le temps de dire quoi que ce soit, qu’une de ses sauveuses lui plaça un doigt sur la bouche et chuchota un léger « chuuuuuuttt ». Mais quelque chose vint lui faire dire que quelque chose n’était pas normal. Il parait logique que lors d’un rêve, on ne peut sentir physiquement ce qui se passe. Mais cette fois, le doigt de cette jolie infirmière de campagne lui paraissait véritable. Mieux, le chuchotement lui était audible, il pouvait sentir l’air soufflé sur ses oreilles. Et puis, cette odeur. C’était quoi au juste ? On aurait dit une odeur familière. Du chocolat ! Oui, c’était bien cela, du chocolat ! L’odeur d’un chocolat chaud, surement préparé en son honneur par ses charmantes hôtesses de jungle. Le rêve devenait de plus en plus attrayant… jusqu’à ce que, pris par une envie inexplicable, il conjugua large sourire et ouverture des yeux. Et le rêve vira au cauchemar ! Une vision d’horreur ! Rolf se trouva en face de lui, son doigt sur le large sourire de Vic, qui se transforma aussitôt en grimace. Poussant un cri de dégout, Vic repoussa vigoureusement Rolf, qui alla faire connaissance avec le mur placé derrière lui.

« Mais t’es un grand malade toi ! », lui lança Vic, visiblement agacé.

« Je voulais te faire une surprise…c’est raté… », répondit Rolf, visiblement désolé.

Ce pauvre bougre, avait préparé un petit déjeuner digne de ce nom : croissant, jus d’orange, yaourt et chocolat chaud. La situation se calma, et Vic pu apprécier le petit déjeuner concocté par Rolf. Qui de son côté fut mit à la porte par Vic, et dû attendre qu’il sorte pour pouvoir continuer à étonner son ami. Il lui aura fallu attendre que sonne 9h00 quand même !

Lundi 24/12. 10h30, bassin du commerce.

Rolf emmena Vic à la criée.

« On vient chercher du poisson ? », demanda Vic.

« On peut dire ça ! Mais t’inquiète pas, j’ai tout prévu pour que le poisson que l’on vient chercher soit unique ! », rétorqua Rolf à son ami, qui de son côté commencé à être gelé. En effet, les températures n’étaient pas hautes ce jour là. Quoi qu’il en soit, Rolf voulait à tous prix offrir ce cadeau spécial. Alors que Vic, après être devenu bleu de transit, essaya de se réchauffer en pensant à la chaleur de sa contrée natale, Los Angeles, Rolf de son côté, était excité comme une puce. A tel point qu’il se laissa aller à raconter ses plus beaux souvenirs de noël. C’est alors qu’arriva leur taxi maritime. Un vieux rafiot, qui toussotait plus qu’il naviguait. A son bord, un fameux capitaine, connu dans toute la cité. Un vieux loup de mer, la capitaine Carlos Karloos. Natif d’Acapulco, personne n’en a vérifié l’information d’ailleurs, il aimait faire visiter aux touristes l’entrée du port, jusqu’au niveau de la sirène flottante. Tout en racontant diverses histoires, drôles, émouvantes et parfois cochonnes !

« Ah ! Voilà ce bon vieux capitaine Carlos Karloos ! », se réjouit Rolf.

« Préparez vous à attraper les amarres les jeunes ! », lança le capitaine.

Une fois amarré, nos deux héros purent monter à bord du petit bateau, nommé « le torpilleur ». Bien que Vic n’avait guère le pied marin, il ne râla pas, et saluant le capitaine, pris place à l’arrière de l’embarcation. Rolf régla les derniers ajustements avec le commandant de bord, puis celui-ci leva l’encre.

« En avant toute moussaillon ! », annonça Carlos Karloos.

Alors que le visage de Rolf ne pouvait cacher l’excitation sincère de ce dernier, le visage de Vic, lui n’avait pas la même expression. Après avoir été bleu de transit par le froid, le voilà vert malade. Et pour cause ! Vic avait le mal de mer ! Mais ne voulant pas heurter son ami, il essaya de cacher son malaise…jusqu’à ce que le petit déjeuner vole par-dessus bord ! Les malheurs de ce pauvre Vic, hélas, ne furent que commencer. En effet, la mer n’était pas d’huile ce jour là. Des vagues fortes se dessinèrent. Des creux assez profonds prirent forme, et la chaloupe tanguait de plus en plus. L’estomac de Vic également. Rolf demanda au capitaine s’ils pourraient quand même faire ce qui était prévu. Bien décidé à ne pas sombrer dans l’échec, ce dernier assura qu’il en faudrait plus pour l’obliger à rebrousser chemin. Rassuré, Rolf alla prévenir Vic.

« Vic ! On va bientôt pouvoir faire nos courses ! », dit-il.

« Quoi ? Je ne comprends pas ce que tu raconte. Et puis je ne suis pas bien du tout, et le temps se gâte. Il faudrait mieux rentrer, non ? », s’inquiéta Vic.

« T’en fais pas, ça va passer. Je veux dire que l’on va pouvoir pécher une partie du repas de demain. Du poisson frais, je suis certain que t’avais jamais fait ça ! »

En fait, Vic n’eu pas le temps d’entendre la fin de la phrase de Rolf, qu’une vague emmena Vic par-dessus bord, et le jeta dans la mer froide. Le temps que Rolf prenne conscience et ne dise au capitaine de stopper les machines, Vic avait déjà bu la tasse trois fois. Rolf alla chercher une bouée de sauvetage, pendant que Carlos Karloos appelait le naufragé. Il lui dit de tenir bon et de rester à flot. Ce à quoi répondu Vic par « Je ne sais pas nager ! Au secours ! ». Ni une, ni deux, Rolf envoya la bouée à son ami. Ou plutôt, sur son ami. Suffisamment pour l’assommer. Alors que Rolf eu le reflexe de dire « oups… », Carlos Karloos, de son côté, se jeta pour aller récupérer Vic. Après maints efforts, le capitaine et Rolf remontèrent Vic dans le torpilleur, et rentrèrent au port à toutes vapeurs. Vic repris connaissance, et des couleurs. De retour sur le quai, il remercia chaleureusement Carlos Karloos de lui avoir sauvé la vie. « Au plaisir », lui répondit son sauveur, qui tenait là une nouvelle histoire à raconter à la prochaine saison touristique. Vic proposa à Rolf une embrassade afin de se remettre des émotions. Chose qu’il ne refusa pas. Mais Vic l’attrapa, lui mit la bouée autour du cou et le balança dans l’eau !

« Bouge pas, je vais chercher ma canne à pêche, il y a du gros poisson à pécher par ici ! », ajouta Vic en direction de celui qui venait de faire un plongeon.

Quand à Carlos Karloos, il repartit à bord du torpilleur en rigolant de bon cœur devant ce spectacle offert par nos deux héros.

 

 Lundi 24/12. 17h30, Water-Gang

Après cette matinée des plus agitée, c’est à bord de la twingo tunnée de Rolf, que nos deux compères sont rentrés se sécher. Le rendez vous de 17h30 était fixé chez les parents Gratis, dans le village de Water-Gang. C’est ici qu’à la tombée de la nuit, autrement dit maintenant, qu’ils devaient accompagnés Pierre, le père de Rolf. Tous les trois déguisés en père fouettard (voir l’histoire de la famille Gratis), ils devaient déambuler dans les rues du village au côté du père noël. Rôle ingrat, puisque leur parcours était semé de jets de pommes de terre. Car la tradition veut que pour éloigner le père fouettard, les enfants devaient jeter des pommes de terre par la fenêtre. Dorénavant, ce ne sont plus seulement les enfants qui les jettent, les adultes s’y sont mis également. Et on ne vise plus l’ouverture des fenêtres, mais le père fouettard du défilé de noël. Bien évidemment, c’est la famille Gratis qui prenait des purées dans le pif. Et c’est à cela que Vic fut invité. Déguisé en noir, portant la barbe noire, il allait en plus se faire caillasser de patates. Chose, bien sur, dont il n’était pas au courant…

« Rolf, la prochaine fois que je passe pour un clown dans la rue, je t’étripe ! », glissa gentiment Vic à l’oreille de Rolf. « Et franchement, tu ne vas pas me dire que… Aïe ! Mais c’est quoi ça maintenant ? Le gosse m’a lancé une pomme de terre ! », cria Vic, surpris et abasourdis pas ce geste.

« Ah oui, j’ai oublié de te dire. La tradition veut que les gens nous jettent des patates, on est les méchants, donc… », essaya d’expliquer Rolf. Mais Vic, pris d’un vieux réflexe, répondis à son agression par l’identique. Raté le gosse, mais en plein dans son père !

« T’aurais jamais du faire cela, ça craint maintenant », dit Pierre à Vic. Et il avait raison, car c’est un déluge de pomme de terre qui s’abattit sur les trois barbus !

« Sauve qui peut ! », hurla Rolf. « Chacun pour soi ! », répondit Pierre. Sans avoir pu réaliser ce qui venait de se passer, Vic se retrouva seul, au milieu d’une foule de lanceurs de patates, prêt à mettre en purée ce pauvre Vic…

« On l’a échappé belle gamin ! », dit essoufflé Pierre. « C’était moins une, hein Vic », répondis Rolf entre deux inspirations. « Vic n’est pas là ! Ils vont le massacrer ! Faut faire quelque chose papa ! », supplia Rolf. « T’es fou ! Si on retourne, on va prendre cher. Retournons à la maison, on attendra son retour… », dit courageusement Pierre.

Pour ce qui est de Vic, comme on dit : la suite au prochain épisode !

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Second conte de noël : la famille Gratis sur le devant de la scène

Pierre qui roule n’amasse pas neige : le père de Rolf Gratis blanc comme neige ?

 

Pierre Gratis, beau gaillard du Nord, du haut de son 1 mètre 60 et 99,9 kilos, fut choisit, un peu malgré lui, pour incarner celui dont le nom était sur toutes les lèvres des villageois : le Père fouettard !

Suite à de multiples téléphones arabes, l’histoire du Père de la Nouvelle se transforma en Père Noël. Ne cherchez ni comment, ni pourquoi, prenez en note, cela ne rendra que plus simple la suite de notre histoire. Donc, ce fameux Père Noël étant arrivé à être un personnage magique, distribuant des cadeaux aux enfants, sur un traineau volants, tirés pas des rênes, il fallait bien à ce conte un penchant méchant. Et c’est ainsi que naquit le yang du yin, du Père gentil et de cœur chaleureux, au Père méchant de cœur de glace. Ce père fouettard, petit grassouillet, avec une barbe noire et des yeux globuleux, avait pour mission de distribuer du charbon aux enfants pas sages.

Alors que partout, on célèbre le bonhomme au bonnet rouge et barbe blanche (vous aurez reconnu Noël), à Water-Gang, c’est quelque peu différent, voir original. Là-bas, c’est le bonhomme au bonnet gris et barbe noire qui est mis en avant. Pourquoi, me diriez-vous. Et bien, les contes n’ont pas toujours une fin heureuse…

Le village, à connotation flamande, de Water-Gang, n’est pas un village où coule un long fleuve tranquille. C’est un village où coule un minuscule ruisseau ardent. Revenons plusieurs années en arrière si vous le voulez bien, au temps où Flamands et Wallons n’étaient encore qu’une tribu unie. Un jour, un dénommé Quentin, de la famille Dupont rend visite à la famille Mertens, située sur la rive droite du ruisseau Zwyne Becque. Ce qui signifie le ruisseau des cochons, non pas que ce soit une spécialité du coin, mais plutôt afin de rendre hommage à la belle amitié entre les deux familles Dupont et Mertens, vivant chacune d’un côté du ruisseau. Ce Dupont, rendit visite pour y honorer de sa présence la fille Mertens, la ronde Panneckoucke. Tout aurait très bien pu se dérouler, comme le jour précédent, ou le jour encore d’avant, mais ce jour là, quelque chose de terrible se passa, et entraina un changement radical. Sans précédent. Et sans blagues.

Alors que Quentin et Panneckoucke se livraient à des jolies ronds de jambes dans l’herbe fraiche, ils entendirent résonner une cloche. Celle du marchand de moules. Celui-ci, marchand, pêcheur et cultivateur, jalonnait la campagne pour y vendre ses moules fraiches de la mer du Nord. Pêchés sur des poteaux à moules du côté de Ostende, elles étaient réputées pour leur goût salé. En effet, vendus de près du double de ce qui se faisait sur la côte ! Mais, le marchand, Peter Gratis, avait un slogan meurtrier : « Moules Gratis ».

Quentin alla acheter un livre de moule pour sa promise. Qu’elle s’empressa de manger au diner, accompagné de frite et d’une bonne chope de bière. Mais le lendemain, le réveil fut le premier d’un long et interminable cauchemar… Quentin vint prendre des nouvelles de son aimée, mais n’étant pas encore levée, les parents de Panneckoucke vinrent tambouriner à la porte de leur fille. Mais pas de réponse. S’en inquiétant, ils décidèrent de forcer la porte, et ils tombèrent devant un spectacle malheureux, la jeune fille était partie pour un éternel sommeil… Après enquête, il s’avéra que la cause de son décès fut qu’elle soit … allergique aux moules !!!

Quentin fut banni de la famille Mertens, ces derniers jurant qu’il était le responsable et décidèrent de mettre un trait d’union entre les rives du ruisseau. D’un côté les Mertens (Flamands), de l’autre, la famille Dupont (Dupont). Quant à Quentin, prit d’un chagrin insurmontable, il décida de s’en prendre au vendeur de moule : Peter Gratis. Pour ce faire, il jeta un sort qui transforma toutes les moules en charbon, ce qui valu à Peter de devenir marchand de charbon.

C’est ainsi, que la famille Gratis s’est vu décerner un rôle sombre dans cette période de lumière. Et la légende dit que ceux qui aurait un charbon pour noël, devrait le manger afin de rompre le sortilège et retransformer ainsi le charbon en moule !

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21 décembre 2012

Premier conte de noël : Administrative Man

Administrative Man : « vous avez un message »

 

 

Ah ! La période de Noël ! Quelle belle idée quand même. Zut, vous n'étiez pas au courant ? C'est peut être alternatif, mais il faut continuer d'en parler.

Administrative Man créa le tout. Mais rien n’a pu aboutir sans ce déclic, celui qui a permis de rendre possible cet ensemble.

L’ingéniosité de cet être unique, celle qui offre la possibilité de faire des choses aussi incroyables qu’absurdes, a mis en place un stratagème des plus développé. Administrative Man lui-même s’en est étonné. Non content d’avoir conçu l’ultime perfection, il ne se priva pas pour la breveter ! Nous ne sommes jamais à l’abri d’un piratage, se dit-il. Il fut vraiment en avance sur son temps, voir mieux, visionnaire, sur ce qui se passerai bien plus tard. Bref, venons-en à l’exposé de ce système malin.

Afin de valider son œuvre, la bureaucratie et la création de toute chose (dont les facktionnaires et les pov’types), il lui fallait mettre au point un artifice pour connecter les différents centres de vie de son œuvre. La connexion des êtres, mais pas que ! Cela devait permettre de tisser un réseau, de faire prendre vie à un système naissant. L’idée lumineuse lui vint lors d’une visite de courtoisie chez un vieil ami, Capitalisme Boy. Bien qu’il ait le titre de Capitalisme Boy, il préférait qu’on l’appelle Golden Boy. Bien plus classe, n’arrêtait-il pas de crier dans toutes les galaxies qu’il avait annexé afin d’en tirer un maximum de profit. Un jour, Administrative Man lui demanda pourquoi créer et annexer des galaxies, et les rentabiliser jusqu’à ce qu’elles deviennent improductives. Ce à quoi lui répondu Golden Boy par : « Mon rêve, c’est de m’offrir un parachute dorée, alors j’épuise les stocks de ces galaxies, et après je les détruits ! ». Réponse simple, limpide et sans équivoque de ce mégalo, se dit Administrative Man. Donc, lors de sa dernière visite, Golden Boy lui présenta une nouvelle technique afin de faire un maximum de profits dans une période courte, une seule et unique journée.

Cela consistait à créer un personnage magique, qui lors d’une journée, distribuer des bons alimentaires et vestimentaires. Pourquoi ? Car tous les êtres vivants sous la coupe de Golden Boy étaient d’une misère misérable. Et ce personnage magique, surnommé « Robin des Bons », était une trêve journalière dans un monde de pauvreté, un espoir inventé pour rendre encore plus démunit ceux qui y croiraient. Bien évidemment, Robin des Bons n’existant pas, il fallait que les gens achètent ces fameux bons et se les offrent. Toute la réussite portait sur le fait qu’ils devaient emprunter à crédit afin de pouvoir se procurer ses bons. Et à crédit sur une année, jusqu’à la prochaine journée de bonté…

Stupéfait de ce système machiavélique, Administrative Man retourna chez lui, et rumina à un système qui prendrait essence dans celui de Golden Boy. Mais pas aussi sadique. D’abord, imaginer un personnage. Puis, ce qu’il pourrait offrir. Ensuite, la marche à suivre. Le personnage, rien de plus simple. Un être qui attire la sympathie et qui rassemble. Après avoir pensé à lui, il se dit que cela n’aurait pour succès que d’alimenter son égocentrisme. Un petit gros, c’est cool. Avec une longue barbe, ça fait sage et réfléchis. Un habit reconnaissable de tous, rouge et blanc, comme les panneaux de signalisation, ça attire l’œil. Manque plus qu’un nom. Ce qu’il pourrait offrir. L’ouverture d’un nouveau monde, et l’accueil dans celui-ci. Pas mal. La marche à suivre. Il faut en faire un tissage de réseau. Bingo ! C’est trouvé, et validé !

C’est ainsi que le monde d’Administrative Man ouvrit les yeux. Par un message envoyé à tous les êtres qu’il avait créé. Par le réseau qu’il avait mis en place, le réseau Hein-Ternet. C’est donc ainsi que dans la nuit qui précéda le premier jour du monde bureautique, un message arriva à chaque être conçus. Le voici :

« Vous avez un message : cliquez et ouvrez.

Chers tous,

Je me nomme « Le Père de la Nouvelle ». Je vous annonce par ce message l’ouverture de votre nouveau monde, la bureaucratie.

Je vous offre la possibilité unique de rejoindre ce nouvel univers. Pour cela, cliquez sur le bouton, j’accepte, situé en bas du message.

Dans le cas contraire, cliquez sur le bouton, non merci, et je reviendrai dans exactement une année pour vous souhaitez à nouveau la bonne nouvelle.

Je vous souhaite à tous une très bonne nouvelle !

Amicalement,

Le Père de la Nouvelle. »

Même si elle fut transformée et adaptée, la légende pris forme, traversa les siècles, les années lumières et les galaxies. Jusqu’à parvenir sur une planète étrange, la Terre. Et plus précisément, dans un village perdu dans les polders, Water-Gang, où naitra une sordide légende tirée du Père de la Nouvelle….

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